TIC, Technologies de l’Information et de la Communication : trois noms féminins qui ont plus que jamais besoin des femmes

Je tenais à revenir sur une initiative passée quelque peu inaperçue la semaine dernière à l’occasion du 100ème anniversaire de la journée de la femme. Neelie Kroes, Commissaire européenne en charge de la société numérique, a dévoilé une convention en faveur de la formation et de l’emploi des femmes dans les secteurs des TIC. (Code of Practice for Women in ICT). Cinquante-huit entreprises, au premier rang desquelles Cisco (mais également Orange, Google ou Microsoft pour n’en citer que quelques unes) se sont engagées à promouvoir et développer le rôle des femmes dans les TIC. Au-delà de la question de la place des femmes dans l’entreprise, l’enjeu engage l’avenir économique de l’Europe. Alors que les femmes représentent 50 % des docteurs dans les 27 pays de l’Union, elles ne sont que 20 % dans les filières d’ingénierie informatique. La Commission a par ailleurs estimé que le secteur européen des TIC devra faire face à un déficit de quelque 700 000 professionnels d’ici à 2015, et quand on sait le poids de ce secteur dans l’économie, on mesure bien l’importance de casser les idées reçues et de changer les mentalités.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit et Neelie Kroes l’a souligné dans son discours : les stéréotypes ont la vie dure et les carrières scientifiques et techniques dans les entreprises industrielles ou de technologies restent trop souvent perçues comme la chasse gardée des hommes détournant les jeunes filles des études de ces filières.

Pour contribuer à tordre les idées reçues, nous organiserons comme tous les ans, le 18 mai prochain, notre journée porte ouverte, Connected Girls, en invitant lycéennes et étudiantes à rencontrer des collaboratrices et collaborateurs de chez Cisco et échanger sur les opportunités des carrières dans le secteur des technologies.

J’espère que le succès rencontré les années précédentes ne se démentira pas et qu’il continuera à faire naître des vocations. Comme le rappelait Neeli Kroes : « il est inutile d’avoir une seule moitié de l’Europe numérique », il en va de la compétitivité et du dynamisme de l’Europe dans ce secteur.

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